Date unique en France !
Il y a une fêlure chez cet homme, derrière la guitare et sous le chapeau, une cicatrice profonde dont chaque point de suture raconterait un bout de jeunesse péri-urbaine américaine, entre éducation religieuse abusive, petite délinquance toxique, errance banale, mauvaises passes, mauvais alcool et mauvais penchants… les éternels rites de passage du rock’n’roll !
La musique de Dylan Leblanc sonne comme un autoradio sur une route du sud ou sous les néons tremblants de l’enseigne d’une station-service au milieu de nulle part. Elle sonne alternativement comme un riff triomphant, une balade plaintive ou un vieux synthé cabossé, comme un coyote qui hurle dans la nuit ou la sirène d’une bagnole de flics en plein jour. Elle sonne surtout comme une évocation des dangers et chausse-trappes du Sud-américain, une Cautionary Tale, titre de son classic album mélancolique sorti il y a dix ans, qu’il a promis de revisiter lors de son passage au Château de Poncé, guitare au poing et bleus à l’âme, animé d’un feu intérieur qui ne demande qu’à se propager dans la foule, tel un irrésistible refrain.
Cette année marque le 10ème anniversaire de son chef d’œuvre Cautionary Tale, produit par Ben Tanner (Alabama Shakes), album qu’il revisitera en juin prochain dans le magnifique cadre du Château de Poncé.